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Extraits
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«Je reviens pleinement enthousiasmé de ce voyage formidable qui s’est vécu du 7 au 22 septembre. La température a été idéale, un peu fraîche mais une seule journée s’est passée sous la pluie, le 19. Cinq temps forts ont jalonné ce pèlerinage. Le premier temps a commencé par un enchantement pour les yeux et le nez dans les jardins du peintre Claude Monet, un bain dans la verdure et les fleurs. Nous avons ensuite été plongé dans le souvenir de deux événements malheureux de l’histoire: l’épopée de Jeanne d’Arc à Rouen et la guerre 39-45 à Caen et sur les plages du débarquement du 6 juin 1944. Un souvenir particulier se grave en nous, celui de nos jeunes compatriotes morts pour libérer la France, en visitant le cimetière de Cintheaux : 2900 pierres tombales témoignent pour ces gens de chez nous, le plus jeune n’ayant pas encore 16 ans, un Doré, Gérard, originaire de Saint-Prime –nous en avons parlé dans le Bulletin Doré, du printemps 1994, p. 6. Gérard, presque l’objet d’un culte. Là-bas, Gérard est presque l’objet d’un culte. Chaque année, un rassemblement a lieu dans le cimetière, et cela se déroule sur sa tombe. Un monsieur me disait que sans le débarquement de ces gosses, il serait allemand aujourd’hui ! Le deuxième temps fort a été la visite de la côte ouest, de tous les endroits historiques bien connus: Saint-Malo d’où est parti Jacques-Cartier pour découvrir le Canada, le Mont-Saint-Michel, haut-lieu (au sens propre) de la spiritualité, Honfleur, magnifique petit port préféré des artistes-peintres d’où est parti Champlain pour fonder Québec Je ne veux pas tout raconter, mais je souligne ici la visite d’une pommeraie où l’on distille le Calvados, un cidre très fort et très recherché de ceux qui connaissent la coutume du Trou Normand. Nous avons visité aussi la magnifique ville portuaire de la Rochelle, point de départ de nos ancêtres pour le grand voyage vers le Nouveau Monde, et la ville natale de Champlain, Brouage.
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L’Institut de Généalogie et d’Histoire. Une troisième étape de notre voyage a été d’abord la visite et la réception par l’Institut francophone de généalogie et d’histoire, à la Rochelle. Cet Institut existe depuis 1991 et fait des recherches sur les colons partis de France, leur origine, leur départ. Il accueille toute personne en recherche de ses origines. Comme nous étions avec des Bernier, nous avons ensuite été accueillis officiellement à Niort, la patrie de l’ancêtre André Bernier, à la mairie et dans un vignoble pour un buffet et une dégustation de vin avec des familles. Le lendemain, les familles d’accueil recevaient un couple ou quelques personnes du groupe dans leur foyer, au repas du soir. Pour nous les Doré, cette quatrième étape importante du voyage n’était pas prévue dans le programme. Pleine d’initiatives et attentive aux personnes, notre guide nous a fait une surprise : avec les informations que je lui avais données, elle a organisé une rencontre officielle à Chives.
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Chives et Vivier-Jusseau Le 16 septembre, après une visite à Cognac, la capitale de l’élixir du même nom, nous avons pris la route pour Chives et Vivier-Jusseau. Par un labyrinthe de petites routes et de petits villages, nous avons admiré la campagne française, d’allure un peu ancienne, et sommes parvenus à Chives vers 17 h. Le maire, Jean-Pierre Renaudon, et son épouse nous ont reçus, Bernier et Doré, à la mairie. Après un petit discours sur le fonctionnement de la Commune, il nous a conduits à la coopérative agricole où on traite la pomme de terre, de la cueillette jusqu’à la mise en marché. Une visite à l’église, datant des X111e et X1Ve siècles, mais rénovée, fut suivie d’une célébration de la messe et d’une réception, à la salle communautaire, au Pineau de Charentes. Le tout s’est terminé par une visite au Lieu dit Doré à Vivier-Jusseau. Cette rencontre amicale a créé des liens que j’espère durables et prometteurs d’un éventuel voyage de Doré, plus réussi en nombre.
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Aller poser une plaque commémorative Le dernier temps fort, le cinquième, a été la visite de la vallée de la Loire, avec ses châteaux, ses jardins, ses cathédrales, Limoges et sa porcelaine, Poitiers, Chartres, Versailles et enfin Paris. Il y a eu un moment important à Paris pour les descendants de Jacques Bernier. Une célébration a rappelé son baptême à l’église Saint-Germain l’Auxerrois et une rencontre-cocktail, le soir à l’Hôtel avec des Bernier de France. Paris est la ville lumière, nous l’avons constaté le dernier soir en bâteau-mouche sur la Seine, après un repas d’adieu au Bistrot de Montmartre. Il y aurait bien d’autres choses à raconter, mais il faut laisser des points à découvrir pour vous donner le goût de faire le voyage dans un avenir pas trop éloigné. Il suffit d’économiser sur bien des objets que nous nous procurons souvent inutilement. Pourquoi n’irions-nous pas posés une plaque souvenir de notre passage, sur le mur de l’église témoin de l’enfance de notre ancêtre Louis Doré ? La pareille pourrait être faite à Saint-Vivien et à Versailles par les descendants de Jean (Baptiste) et de l’autre Louis. Incidemment, le nom du curé de Chives est ORÉ, peut-être un Doré qui a perdu son « D » à travers les générations…Qui sait ? Souhaitons-nous un prochain voyage de Doré, or pur cette fois. C’est bien faisable, je vous le dis, et surtout bien agréable. Amicalement. Bernard Doré Le Bulletin Doré, volume 3, numéro 2, page 1 et 2, hiver 1996
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